Chaque pays du monde a ses subtilités. Des informations souvent implicites et pourtant bien utiles pour voyager en toute sérénité, éviter les impairs et gagner un temps précieux lors de votre voyage à Madagascar.
Nature, grands espaces, forêts tropicales, baobabs, rizières, tsingy, plages de sable blanc, récifs de corail… Voilà pour le cadre, que vous découvrirez au fil de randonnées ponctuées de rencontres avec des artisans, des agriculteurs, des vézos (pêcheurs), des lémuriens ! Car Madagascar offre un large éventail d’atmosphères. La Grande Île, par sa diversité, est la seule terre afro-asiatique au monde.
Pour les apprécier, faites vôtre la devise de l’île, la quatrième plus grande du monde : ”Mora mora”, qui se veut une incitation à prendre son temps et à relativiser. Vous pourrez l’éprouver dès votre arrivée à l’aéroport d’Antananarivo : il faut parfois près de deux heures pour en sortir (vous apprendrez par la même occasion qu’ici, on ne parle pas en kilomètres mais en heures) !
Si en revanche une correspondance vous attend, ayez en tête au moment de faire votre valise qu’elle ne doit pas excéder 20 kilos par personne pour effectuer un vol intérieur (qui aura sûrement du retard – la compagnie nationale étant coutumière du fait). Dans vos affaires, vous aurez glissé un anti-moustiques (un traitement préventif contre le paludisme n’est pas à exclure), une lampe frontale, des chaussures de marche et des vêtements longs pour le soir et les sorties en forêt.
Avant de quitter l’aéroport, vous aurez pensé à faire du change ou à retirer du cash : la monnaie locale, l’ariary, est non exportable et sur l’île, il sera préférable de régler en espèces. Notamment les pourboires : l’équivalent de 1 ou 2 euros par service (pour les serveurs, bagagistes, etc.), 25 euros par jour pour le guide-chauffeur.
Ce dernier, francophone, vous fera découvrir l’île à bord d’un 4x4, indispensable pour votre confort : l’état général des routes est moyen, les nids-de-poule nombreux. Madagascar est une destination aventureuse. On y finit souvent ses journées heureux mais couvert de poussière, dans un hôtel au confort et aux services passables… De menus désagréments largement compensés par l’extrême gentillesse de la population locale, à laquelle vous n’oublierez cependant pas de demander l’autorisation si jamais vous souhaitiez prendre une photo.
La culture malgache est riche et régie par un certain nombre de coutumes, comme les fady, coutume ancestrale imposant règles et tabous qui peuvent varier en fonction des régions, des villages et même des familles. En tant que voyageur, il est important d’y prêter attention et d’en être respectueux. Renseignez-vous auprès de votre guide !
Côté gastronomie, vous testerez le romazava (à base de viande et de brèdes mafanes – une sorte de cresson) et le ravitoto (à base de viande et de feuilles de manioc doux pilées), plats typiques de la cuisine malgache. À déguster, pourquoi pas, accompagnés de rhum Dzama, produit à Nosy Be. Sans oublier les incontournables, à ramener pourquoi pas dans sa valise : vanille et cacao, mais aussi poivre et ylang-ylang (en huile essentielle).
Suivez bien les recommandations du guide en matière de restaurants, et surtout évitez de boire l’eau du robinet, les jus sur les marchés, et de manger des crudités.
Et si vous souhaitiez soutenir le pays via des dons, nous vous recommandons de vous rapprocher de votre conseiller ou de la conciergerie sur place afin de connaître les ONG implantées à Madagascar ou de vous engager dans des projets durables via le Fonds de dotation Philippe Romero Insolite Bâtisseur Foundation de Voyageurs du Monde.
Bon voyage !