Chaque pays du monde a ses subtilités. Des informations souvent implicites et pourtant bien utiles pour voyager en toute sérénité, éviter les impairs et gagner un temps précieux lors de votre voyage à Singapour.
La cité-État devenue cité-jardin (Gardens by the Bay, etc.) combine propreté, modernité et verdure. Vous le verrez dès l’aéroport international Singapour-Changi, dont le Terminal 1 exhibe une cascade de plus de quarante mètres, entourée d’un jardin tropical luxuriant.
Avis aux fumeurs : Singapour applique une politique anti-tabac très stricte. Il est interdit de pénétrer sur le territoire avec des cigarettes dans ses affaires.
Si, par mégarde, vous en aviez transporté avec vous, même une petite quantité, il faudrait dès votre arrivée (y compris en traversant la frontière terrestre depuis la Malaisie) établir une déclaration, via le site https://www.ica.gov.sg/enter-transit-depart/entering-singapore, partie “Customs Declaration Requirements”, qu’un agent des douanes vérifiera. À défaut, un contrôle sévère pourrait avoir lieu : valise fouillée, présence de douaniers, confiscation, amende. La règle s’applique aussi en cas d’escale, lorsqu’un voyageur sort de l’aéroport pour quelques heures, même sans bagage.
Le plus simple sera donc d’acheter vos cigarettes sur place, marquées du sigle “SDPC” (pour Singapore Duty-Paid Cigarettes), qui signifie qu’elles auront été achetées à l’étranger ou en duty-free et qu’elles pourront donc voyager légalement.
La cigarette électronique est également totalement interdite (même vide ou non utilisée). Les accessoires et liquides associés ne doivent être placés ni en soute ni en cabine. Tout doit rester chez vous !
Mais trêve de contrariétés et de restrictions : Singapour, ultra urbaine, concentre gratte-ciel et centres commerciaux qui dégorgent de tout, quartiers malais et arabe (Kampong Glam), indien (Little India), chinois (Chinatown), etc., où herboristeries pleines de poudres (et de serpents !) cohabitent avec les salons traditionnels dédiés à la cérémonie du thé…
Cette palette cosmopolite a rendu officielles quatre langues dans le pays – l’anglais, le mandarin, le malais et le tamoul –, où plus de dix religions sont pratiquées. Des influences qui se retrouvent bien sûr dans la cuisine et les appétits, multiconfessionnels eux aussi. Et cela tombe bien car Singapour multiplie restaurants et hawker centres (des galeries ou entrepôts dédiés à la restauration, initialement des marchands de street food qui se sont sédentarisés).
La nourriture est là-bas si importante qu’on ne se salue pas par un “Bonjour, comment ça va ?” mais par un “As-tu mangé ?”. C’est d’ailleurs la première chose qui vous marquera : ici on mange tout le temps, avec application et bonheur assumé. De la soupe aux nouilles ou du lassi indien du matin aux glaces du soir, en passant par les dim sum du midi, les scones du thé à l’anglaise…
De plus, Singapour est depuis quelques décennies maintenant le point de rencontre de grands chefs étoilés. Tous ou presque y ont ouvert une prestigieuse succursale. En 2025, le pays comptait trois établissements 3 étoiles Michelin, sept tables 2 étoiles et trente-deux adresses 1 étoile !
À noter : les moins de 21 ans ne sont pas autorisés dans certains lieux, notamment les bars des rooftops.
Quelle que soit la période, restaurants et commerces sont ouverts jusque tard : Singapour est très vivante et vous ne rencontrerez aucune difficulté à vous installer à table ou à faire vos emplettes ! Cependant, lors de certaines célébrations comme le Nouvel An chinois, la Fête nationale (le 9 août) ou le Grand Prix de Formula 1, il est recommandé d’anticiper et de réserver vos tables à l’avance car nombre d’entre elles affichent complet rapidement.
Idem si vous souhaitez une visite de l’aéroport Singapour-Changi, qui ne peut pas être improvisée et doit s’organiser bien en amont ! Et de façon générale, toutes vos visites, dont les horaires ne pourront être modifiés une fois que vous serez sur place.
Pour régler frais de bouche et dépenses diverses, vous trouverez sans mal des distributeurs automatiques de SGD : le dollar de Singapour. Il est toujours utile d’avoir du cash sur soi, notamment pour remercier guides, chauffeurs et bagagistes. Les pourboires, bien que non obligatoires, restent appréciés. Quant aux cartes de crédit, elles sont “welcome” partout.
Aucun souci non plus de transport. Cela dit, vous n’hésiterez pas à télécharger l’app Grab pour faciliter encore davantage vos déplacements. Le métro est remarquable, les taxis fiables. À noter : vous paierez souvent un prix plus élevé que celui affiché au compteur car le chauffeur doit tenir compte des péages urbains plus ou moins chers en fonction de l’heure.
Pour être parfaitement à l’aise sur place – le climat singapourien est chaud et humide et il est fréquent qu’il pleuve chaque jour de l’année –, vous glisserez un vêtement imperméable (type K-Way) ou un parapluie dans vos bagages. En plus de privilégier des matières légères, en fibres naturelles, et de prévoir une tenue habillée pour certains restaurants soumis à un dress-code (notamment pour les dîners). Une veste et/ou un foulard seront un plus (les écarts de température peuvent être importants entre l’extérieur et certains lieux très climatisés). D’autant que vous veillerez à ne pas porter de vêtements trop décolletés ou trop courts lors des visites des temples et mosquées – où il vous faudra aussi ôter chaussures dès l’entrée. À noter : ces sites ne peuvent être visités durant les heures de prière.
Enfin, sachez que le temps où acheter du matériel informatique à Singapour était moins cher est révolu. Vous pourrez en revanche rapporter d’excellentes épices des bazars, du thé et autres baumes.
Bon voyage !