Climat et meteo aux Pays-Bas, géographie aux Pays-Bas - Voyageurs du Monde

Géographie Pays-Bas

Capitale

Amsterdam.

Climat

Un pays plat laisse les vents débattre librement. Ceux d’ouest apportent douceur et humidité ; ceux d’est, temps clair et frais. Bien entendu, tout cela est assez instable. Néanmoins, petit pays, le climat – océanique tempéré – est homogène, avec une légère inflexion continentale à l’est. D’une saison à l’autre, les températures augmentent et baissent de façon progressive, sans se laisser emporter aux extrêmes, ni dans un sens, ni dans l’autre. La neige est rare en hiver. Le grand chaud, fragile. La pluie tombe toute l’année, sans trop insister, sans trop d’abondance. La mer met néanmoins de l’humidité dans l’atmosphère. Les grands courants marins ont aussi leur influence sur le temps qu’il fait. En somme, celui-ci est volontiers maussade, avec de jolies revanches de lumière.

 

Les températures moyennes à La Haye sont de 3,9°C en janvier ; 12,7°C en mai ; 17,6°C en août ; 11,3°C en octobre. Sachant que d’ouest en est, elles n’augmentent ni de descendent (en moyenne) de plus d’1°C.

Géographie

SUPERFICIE : 41 526 km².

 

POINT CULMINANT : le Vaalserberg, à la rencontre des frontières belge et allemande, 323 mètres.

 

PAYS LIMITROPHES : Allemagne ; Belgique.

 

Tout d’abord, les Pays-Bas ne sont pas la Hollande. Laquelle est une province – enfin, deux provinces : Hollande-du-Nord et Hollande-du-Sud – des Pays-Bas. Parler de celle-là comme de ceux-ci est une métonymie un peu abusive.

 

Les Pays-Bas européens forment un triangle grossier, appuyé sur Rotterdam, Groningue et Eindhoven. À l’ouest, une façade de 430 kilomètres sur la mer du Nord. Qu’au nord du pays, les îles sablonneuses de l’archipel frison séparent de la mer des Wadden. Laquelle est empêchée d’entrer dans l’IJsselmeer par une digue de 32 kilomètres. Le lac de l’Yssel est une vaste étendue d’eau douce, qu’une nouvelle digue coupe du Markermeer. Lequel régule l’ensemble du système hydraulique néerlandais. La limite entre celui-ci et l’IJmeer est toute théorique. Et nous voici à Amsterdam, dont le port communique avec la mer par le Noordzeekanaal. L’eau est la grande affaire aux Pays-Bas. Le système étendu et complexe du delta du Rhin – sur quoi se trouve Rotterdam ; où se perd la Meuse – en est un autre aspect. Sans parler de l’Escaut. Cependant, le motif le plus singulier de cette géographie plane (quelques collines au sud, rien de plus) est sans doute la poldérisation. Ces gains de terre sur la mer ont créé des espaces et des paysages tout à fait particuliers. Et les 6,76 mètres sous le niveau de la mer du Zuidplaspolder, en Hollande du Sud, sont plus significatifs que les 323 mètres au-dessus du Vaalserberg.

Faune et flore

L’emprise agricole sur le territoire néerlandais est forte. Il reste néanmoins des forêts, où viennent chêne pédonculé, frêne, châtaignier, pin sylvestre, épicéa commun. Le long des cours d’eau poussent des saules et des peupliers. Le long des canaux d’Amsterdam, des tilleuls et des ormes. Marais, marécages, tourbières, landes ont leur flore propre. Et puis, il y a la tulipe, qu’Ogier Guislain de Busbecq a rapportée de la Turquie de Soliman le Magnifique, avec le marronnier d’Inde et le lilas. L’aventure néerlandaise de cette liliacée se solde par des printemps enflammés.

 

En allant de l’ouest marin à l’est terrien, on peut rencontrer d’abord le petit rorqual et le dauphin commun, le dauphin à nez blanc, le marsouin commun, le phoque gris ou le phoque veau-marin. D’autres passent, mais ceux-là sont installés – en mer des Wadden notamment. Un poisson ? Le hareng, dont les Néerlandais font une grande consommation sous forme de maatje. Et l’anguille, désormais sous protection. Sur les grèves, ce sont huîtriers pies, pluviers argentés, courlis cendrés, tourne-pierres, bécasseaux, etc. Sur les zones humides douces, des tas de canards : siffleurs, souchets, chipeaux, pilets, colverts… Des sarcelles. Des oies rieuses. Des bernaches nonnettes. Des hérons cendrés. Dans les forêts du centre, le cerf, le sanglier, le chevreuil, le blaireau, l’écureuil roux trouvent pitance. Le loup a fait récemment un retour discret. Le lièvre profite des espaces ouverts. Les rapaces aussi.

 

Chez les domestiques, honneur à la Holstein, la vache hollandaise, championne du monde de lactation. Sa robe noir et blanc se montre dès qu’il y a de l’herbe à brouter. L’engouement pour le Pur-sang moderne a failli causer la perte d’un autre symbole national : le Frison. Ce cheval baroque – comme, entre autres, le Lipizzan ou le Kladruber – revient heureusement en grâce. Robe noire, belle allure, polyvalence, c’est un splendide animal. Quant au berger schapendoes, avec tous ses poils et son bon caractère, il répond parfaitement à l’idée de chien très sympa.

 

Parmi les parcs nationaux néerlandais, citons, au nord, le Drents-Friese Wold, à la jointure de la Frise et de la Drenthe. Il développe des milieux variés : bois, landes, dunes. Il est aussi représentatif d’une démarche très nécessaire de restauration des espaces naturels. Les bois sont d’épicéas, de sapins de Douglas et de pins sylvestres. Les botanistes se plairont à rencontrer la goodyère rampante, une petite orchidée poilue. Poilue aussi, la vache des Highlands, introduite ici pour l’entretien. La martre des pins trouve des conditions favorables. Dans le centre, le parc national De Hoge Veluwe est lui aussi l’objet d’un programme de restauration actif. Il est intégré au réseau Natura 2000. C’est un bel ensemble, que distinguent des forêts de chênes. En automne, on peut y écouter le brame du cerf. Bruyères, mousses et lichens sont aussi très caractéristiques du domaine. Les sangliers sont chez eux. Pour une découverte soft, on prête des vélos aux visiteurs. Au sud enfin, le parc national De Biesbosch est lui encore Natura 2000. Il est en plus, pour certaines parties, site Ramsar (zone humide d’importance internationale). C’est un vaste secteur constitué surtout de roselières, friches humides, saulaies. L’eau et la terre y alternent en un entrelacs déconcertant. Le parc fournit de l’eau potable à Rotterdam. Si le castor est la vedette de ces parages, le butor, le héron pourpré ou le râle des genêts y sont tout autant légitimes.

Situation environnementale

La menace de submersion qui pèse sur le pays polarise action et réflexion sur les questions environnementales. Le quart de sa superficie se trouve sous le niveau de la mer. Dont la montée menace la sécurité des habitants, des infrastructures, de l’économie. Et l’approvisionnement en eau potable des villes de l’ouest. Depuis plusieurs décennies, le plan Delta / Europoortkering déploie des dispositifs de protection. Digues et barrages fixes ayant eu des conséquences écologiques négatives – modification des écosystèmes – on a mis en place des ouvrages mobiles. Dès lors, il s’agit moins de s’opposer au comportement de la mer que de l’accompagner. Dans cette logique, des barrages amovibles ont été installés, comme l’Oosterscheldekering ou le Maeslantkering, qui protège Rotterdam. Il faut par ailleurs compenser l’érosion du littoral. Bref, des problèmes complexes réclamant une expertise fine.

 

Il y a une sorte de paradoxe néerlandais en matière d’écologie. Pays qui pédale, mais dont le modèle de production ne semble pas devoir être mis en question. Paradoxe, ou confiance dans la capacité de trouver des solutions techniques aux défis environnementaux. À cet égard, le tarif de l’agriculture super intensive est élevé ; ce parti pris est-il réformable ou faut-il se contenter d’en repeindre les abords en vert ? Quid du fret maritime ? De l’énergie ? De la gestion de l’eau douce ? Le déficit de biocapacité du pays est parmi les plus importants du monde. Ces questions ne sont pas posées aux seuls Pays-Bas, mais l’épée de Damoclès sollicite le pragmatisme proverbial des Néerlandais. La sensibilité green de la population est réelle. La stikstofcrisis, la crise de l’azote, bat son plein et la réforme impérative des pratiques agricoles, avec ses implications économiques et sociales, sera ardue à mener. D’autre part, les autorités ont annoncé des mesures visant à diminuer les émissions de CO2 de 60% d’ici 2030. À cette fin, réduction tous azimuts de l’utilisation des énergies fossiles : fin programmée des centrales au gaz et au charbon ; voiture électrique ; énergies renouvelables ; réduction du trafic de l’aéroport Amsterdam-Schiphol ; etc. Et financements – dont développement – ad hoc. Le pays a les moyens d’une politique environnementale ambitieuse. Investissements rentables à la clé. Cependant, les objections climatosceptiques ne sont pas sans écho et pourraient peser sur la conduite des opérations.

Économie et tourisme

IDH en 2022 : 0,946 / France, 0,910.

 

PIB par habitant en 2024 : 62 950 dollars US / France, 42 630.

 

Amsterdam est devenue la 1ère place boursière européenne. Et les multinationales se bousculent aux Pays-Bas : Royal Dutch Shell, Unilever, Heineken, Philips, ASML, Aegon, Prosus, AkzoNobel, par exemple. De nombreux centres de décision entretiennent un climat favorable aux affaires. Expression contemporaine d’une vieille tradition logistique, Rotterdam est le 1er port européen et le 10e mondial. De la mécanique à l’électronique, en passant par la pétrochimie et la chimie pharmaceutique, l’industrie est performante et diversifiée. Formation et recherche accompagnent efficacement le mouvement. Les principaux partenaires commerciaux des Pays-Bas sont l’Union Européenne, la Grande-Bretagne, les États-Unis et la Chine.

 

À considérer les deux pays, on s’étonne lorsque l’on apprend que les Pays-Bas sont le deuxième exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires après les États-Unis. En valeur. C’est réaliser la puissance de ce secteur et son poids dans l’économie nationale. Élevage, maraîchage, floriculture bénéficient d’un savoir-faire accompli. Néanmoins, la contrepartie environnementale de cette réussite suscite désormais des inquiétudes. La question agricole est au centre de nombreuses réflexions sur le modèle néerlandais. La règlementation européenne donne son cadre à la pêche.

 

Les monuments de leur histoire et des musées de premier rang (qu’on pense au Rijksmuseum et au musée Van Gogh d’Amsterdam, au Mauritshuis de La Haye) font des Pays-Bas une destination touristique particulièrement attractive. L’une des premières en Europe. Amsterdam est une ville internationale, qui draine des visiteurs du monde entier. Le tourisme est un secteur en croissance. Les prévisions pour 2030 envisagent jusqu’à 40 millions de touristes étrangers. Un afflux qui ne va pas sans poser quelques problèmes. La saturation de l’aéroport Amsterdam-Schiphol, notamment. Ou la qualité de vie des résidents. Les dimensions modestes du pays permettent au NBTC, Netherlands Board of Tourism and Conventions, de le promouvoir comme une seule destination modulaire.

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